Apocalypse Circus

CHAMILA

Apocalypse
Circus

Le dernier tour de piste de l'Amour

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La violence est un piège posé par la nature en chacun de nous. La nature humaine, c'est le conflit, donc, sous toutes ses formes. L'intelligence, pourtant, est ce qui donne à l'humain, piégé par sa propre nature, lieu d'être. Trouver lieu d'être, en soi, est le seul moyen, pour l'humain, de sortir du piège. C'est dans un tel cadre que la culture s'oppose à la nature.

L'Apocalypse Circus désigne l'état du monde au moment où le piège semble se refermer sur lui-même. La culture nous permet d'être. La nature nous impose d'avoir. Un espace pour se loger ; du temps pour se nourrir ; des objets pour se distinguer.

La nature a toujours été plus forte que la culture ; et, d'en avoir pris conscience — de ce rapport de force — l'humanité a développé, dans la sueur, les larmes et le sang, l'éducation comme levier de la civilisation. S'éduquer, c'est cultiver les forces qui nous permettent de résister, autant que faire se peut, individuellement et collectivement, au travail de la nature qui pousse tendanciellement sur la voie de la violence et des conflits.

Le piège se referme aujourd'hui. Et l'opérateur de ce verrouillage tragique est économique. Le capitalisme, comme régime d'activité spécifique — aujourd'hui technologique — a fait tomber l'être dans l'oubli.

L'Apocalypse Circus ne nous laisse pas d'autre choix, dès lors, humainement, que de battre le rappel de l'Être. C'est ce à quoi les pages qui suivent voudraient pouvoir contribuer, à la lumière d'une présentation du soufisme comme pratique de l'être en soi.